Mais qui a oublié l’alarme ?
Pour les employés du Théâtre de la Place, le quotidien est régi par des règles assez basiques finalement : on arrive – (on va prendre un café chez Thierry) – on allume l’ordinateur – on travaille bien sûr – (on va manger chez Thierry à midi) – on travaille encore – (on va prendre l’apéro chez Thierry) – et on repart, on rentre chez nous.
C’est à ce moment précis – entendez : le départ – que l’équipe de Roméo & Juliette facilite la marche à suivre pour le pauvre employé qui – croulant sous une montagne de dossiers et de mails à l’étiquette rouge – avait décidé de rester tard, de travailler encore et encore. Au moment où celui-là – ayant profité du micro-onde au dessus du frigo pour réchauffer des aiki noodles douteuses, dégustées toujours en regardant son écran –, il est déjà bien tard. Il décide alors que, finalement, il est dans l’impossibilité de tout régler en une soirée et reporte le « reste » au lendemain. Epuisé, les poches en dessous des yeux se creusant de plus en plus (à cette heure-là, plus aucune trace de ce qu’on nomme « anti-cernes » / note : le personnel est essentiellement féminin), l’employé(e) se met en route pour rentrer à la maison. A l’accoutumée, il lui reste une dernière tâche, peut-être la plus cruciale : faire le tour des bureaux, de la grande salle, de la petite salle, éventuellement des toilettes pour voir s’il ne reste vraiment plus personne et pouvoir donc, en toute légitimité, enclencher l’alarme du bâtiment.
Depuis qu’Yves Beaunesne et son équipe sont au théâtre, les choses sont si simples… On part comme des voleurs en criant un rapide « Y a quelqu’un ? » du côté de la grande salle. Puisqu’ils répondent toujours par l’affirmative, l’ensemble du personnel se sent mieux, totalement déchargé du problème de l’alarme.